vendredi 19 juin 2009

Les couveuses en panne à la Clinique Universitaire de Kinshasa!

La Clinique universitaire de Kinshasa reflète dans ses différents services la misère et la crise qui secouent tous les secteurs de la vie nationale en Rdc. Il suffit de visiter, par exemple, le département de la pédiatrie, précisément le service de néonatologie, pour s’en rendre compte. Hier, l’une des fleurons de formations médicales de Kinshasa, aujourd’hui, cette clinique est devenue l’ombre d’elle-même. Non seulement l’équipement adéquat fait défaut, mais certains matériels se trouvent dans état de délabrement avancé.
Il faut toute l’ingéniosité du personnel médical pour les faire fonctionner. C’est le cas de couveuses installées dans le service de néonatologie pour poursuivre le cycle du développement des enfants prématurés, Don du gouvernement japonais offert à la Rdc depuis 1967, notez que certains dirigeants du pays n’étaient pas encore venus au monde, ce matériel vital pour la survie des prématurés n’a jamais été remplacé. Apparemment, personne ne semble s’en préoccuper tant au niveau du gouvernement central que du gouvernorat de Kinshasa.
Le médecin qui dirige le département de la pédiatrie de la clinique universitaire de Kinshasa fait recours à la méthode antique pour arriver à faire fonctionner les couveuses en panne, en utilisant les bouillottes, pour parvenir à chauffer et maintenir la température normale pouvant aider le prématuré à bien vivre.C’est ce qui justifie, le cri de détresse lancé, au travers de leurs parents, par les enfants prématurés qui naissent à la clinique universitaire, aux autorités et à toutes les personnes de bonne foi pour doter cette formation médicale des couveuses modernes.
Point n’est besoin d’indiquer que cette clinique est l’un des miroirs qui projettent à l’extérieur la manière dont les soins médicaux sont dispensés en Rdc. La clinique universitaire est une institution sanitaire de haut standing en République Démocratique du Congo en général et à Kinshasa en particulier. Elle regorge de beaucoup de départements et dispose de bons médecins et d’un personnel bien formé.Cependant, le manque d’un équipement moderne adéquat ne permet pas à ce personnel soignant de donner le meilleur d’eux-mêmes. Le département de la pédiatrie de la clinique universitaire de Kinshasa dans son service de Néonatologie et prématuré, pour ne prendre que cet exemple, dispose d’une salle où sont installées 12 couveuses. Ce matériel est tombé en panne et aucun appareil ne fonctionne. Il semblerait qu’on attend encore que les Japonais qui nous avaient gratifié de ce don fasse encore le même geste humanitaire!!! Ironie ou vérité?

Walungu vit son calvaire



Sur la photo, des enfants de Walungu jouant sur le terrain de foot paroissial

OPERATIONS KIMYA II :
Un effroi dans la population de Walungu.

1. Constat.

Les opérations « Kimya II » visent à traquer les FDLR jusqu’à leur dernier retranchement.


La promesse faite par le Chef de L’Etat sur la traque des FDLR est sur le point de se concrétiser.
En effet, le jeudi 04 juin 2009, le chef d’état major de l’armée congolaise a tenu à Walungu un conseil de sécurité avec les officiers militaires de la 17e brigade basée à Walungu et à partir de ce même jeudi jusqu’à dimanche 07 juin 2009, des camions pleins de militaires ont fait leur entrée dans le chef lieu dudit territoire.

Cependant, l’arrivée de ces militaires crée la panique au sein de la population, notamment à cause de la présence massive des rwandophones dans les troupes.
En plus, la nuit du jeudi 04 juin 2009, les militaires FARDC s’apprêtaient à dévaliser la boutique « sans problème » du centre commercial de Walungu appartenant à Mr. Jean Marie » C’est grâce à l’intervention des enfants de la rue qui se sont opposés que le drame a été évité de justesse.

Le Samedi 06 juin 09, à partir de 14 heures, la route quittant Walungu centre vers le groupement de kaniola a été vidée de tout passant et abandonnée aux militaires qui ne laissaient personne passer sans le contraindre à transporter leurs bagages jusque tard dans la nuit. Certaines personnes ont été rançonnées et dépouillées de leurs biens.

2. L’effroi au sein de la population.

La panique causée par l’annonce du début des opérations Kimya II a poussée nombreuses populations à abandonner leurs villages. Certaines familles des localités de Cisaza,Cindubi,… du groupement de Kaniola prennent bagages,poules, chèvres et enfants et se dirigent vers Walungu centre en quête de sécurité. Notons que les combattants FDLR ( forces démocratiques pour la libération du Rwanda) sont amassés autour de la forêt de Mugaba et s’apprêteraient à se défendre contre toute attaque des FARDC.
Tous ces déplacés craignent les représailles des FDLR et les dommages collatéraux des opérations kimya II sur la population. Les FDLR annoncent qu’elles se vengeraient en premier lieu sur les civils.
3. Recommandations et cris d’alarme.

La vie du peuple est donc en danger. Les cas des victimes des FDLR et des maladies, suite à la non assistance, risquent de connaître un accroissement exponentiel dans les jours qui suivent, si aucune action n’est entreprise. Il appartient à l’Etat Congolais de protéger et de sécuriser toute cette pupulation du Kivu. A quand la paix?

mercredi 17 juin 2009

La situation des enfants nous interpelle!

La pauvreté dans laquelle vit la population congolaise et les enfants en particulier, est choquante. Loin des écoles et des salles de jeux pour enfants, le long des rues et dans les marchés, ils sont plusieurs dizaines d’enfants désœuvrés, des enfants de rue ou ceux qui exercent de petites activités lucratives qui contribuent à la survie de leurs familles. Cette pauvreté qui se répercute sur la vie des enfants est telle que des sources onusiennes affirment qu’environ «71 pour cent des ménages en République démocratique du Congo (RDC) vivent en dessous du seuil international de pauvreté qui est de l’équivalent d’un dollar américain par jour et qu’environ 80 pour cent des ménages congolais souffrent de la pauvreté dite non monétaire». A Kinshasa, la capitale congolaise, comme dans les provinces, plusieurs jeunes de moins de 18 ans issus de familles pauvres, dont Auguy Wata, 15 ans, ont parlé à IPS à propos de cette pauvreté qui les «prive de toute chance de devenir un jour des personnes capables de servir le pays». Wata, un des sept enfants d’une famille des parents séparés mais dont la mère est morte pendant qu’il était très jeune, a abandonné l’école à 12 ans faute des frais de scolarité. Il est «devenu cireur de chaussures dans la rue depuis l’âge de 13 ans et gagne l’équivalent en francs congolais d’environ un ou deux dollars américains par jour avec pour tout capital investi une brosse à chaussures et deux boîtes de cirage noir et brun», ce qui lui permet de «contribuer aux charges quotidiennes de la famille». Sur ses six autres frères, un seul a pu poursuivre les études, dit-il. «Tous les autres sont désœuvrés». Pour sa part, Michael Lusanga, 17 ans, a dit à IPS qu’il est «issu d’une famille de quatre enfants dont seulement deux ont eu la possibilité de poursuivre les études». Ses parents ne travaillent pas, mais, ajoute-t-il, de temps en temps, sa mère «fait un petit commerce sur la rue». Ayant arrêté les études à 15 ans pour chercher de petits boulots pouvant l’aider à «contribuer aux charges de la famille», tous les matins, Lusanga fait environ 30 kilomètres à pieds pour venir laver les voitures des fonctionnaires des Nations Unies dans la commune de Gombe, à Kinshasa, et gagner environ un dollar par voiture. Il fait ainsi environ «60 km pour gagner par jour trois à six dollars, notamment à cause de plusieurs autres jeunes désœuvrés avec qui il est obligé de partager ce travail». La situation de Wata et Lusanga n’est pas isolée. Selon un rapport du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), rendu public le 5 juin, et dont copie est parvenue à IPS, «plus de 25 millions d’enfants représentant 39 pour cent de la population totale de la République Démocratique du Congo n’ont pas accès aux services sociaux de base de qualité et sont, de ce fait, privés de la jouissance de leurs droits à la survie, au développement et la protection».
Selon l’UNICEF, «la pauvreté qui affecte 77 pour cent des enfants» est due «aux inégalités sociales et aux disparités géographiques importantes dans l’accès aux ressources et aux services sociaux essentiels» mais aussi aux «effets des conflits et de l’instabilité politique et sociale que le pays a connus au cours des quinze dernières années». Comme l’ont déjà recommandé plusieurs organisations nationales et internationales, l’UNICEF, à son tour, estime que pour remédier à cette situation, l’Etat congolais doit non seulement «améliorer ses capacités institutionnelles des services publics, améliorer l’offre et la demande des services sociaux de base, améliorer le cadre de vie des ménages», mais doit aussi «renforcer les dispositions institutionnelles de protection sociale».
Le ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant regrette tout autant que «le DSRP ne soit pas mis en œuvre pour lutter réellement contre la pauvreté et protéger les enfants congolais». Esther Kamwanya, qui est directrice de l’inspection dans ce ministère après y avoir été conseillère juridique et chargée de la protection de l’enfant, a indiqué à IPS que le seul «mérite du DSRP est d’avoir tenu compte de l’enfant comme groupe spécifique» alors que la plupart des programmes ministériels «considèrent l’enfant dans un ensemble de personnes vulnérables sans spécificité».
Marie Noël Cikuru, coordonnatrice de l’ONG «Vision d’espoir» basée à Bukavu, dans l’est de la RDC, qui lutte pour la protection des enfants et des femmes, et Fernandez Murhola, président de la société civile de Kinshasa, ont exprimé à IPS la déception des activistes des droits de l’Homme. Tous les deux déplorent que finalement, «même la loi adoptée par le parlement et promulguée en janvier 2009 par le président de la République pour la protection de l’enfant, n’ait pas tenu compte des aspects matériels de la pauvreté dans laquelle vivent les enfants congolais». Pourtant, soulignent ces deux activistes, «cette loi se voulait un espoir pour l’amélioration directe de la condition générale de l’enfant en mettant en œuvre les recommandations spécifiques du DSRP».

jeudi 28 mai 2009

Les jeunes avec la pierre du volcan à Goma

Un marteau, quelques bouts de ferraille faisant office de burins et un bon physique suffisent pour gagner son pain à Goma. Parmi les nombreux « petits boulots » vers lesquels se tournent de plus en plus les jeunes de Goma pour assurer leur survie, figure le « Bula matari », casseur de pierre, en langue Kikongo.

La lave volcanique solidifiée qui couvre le sol de Goma constitue à la fois un obstacle pour ceux qui veulent entreprendre des travaux de construction et un gagne-pain pour ceux qui se professionnalisent dans la taille de cette roche noire sortie du Nyiragongo lors de l’éruption de 2002. Les services des Bula matari sont sollicités tantôt creuser une fausse septique, tantôt briser la lave afin de dégager un passage.

J’en ai croisé deux près de chez moi. A l’invitation d’un de mes voisins, ces gaillards avaient pour mission d’affronter la roche et creuser un fossé de trois mètres de profondeur. Impossible de leur faire dire combien gagneront-ils après la tâche. « Secret professionnel » m’a tout simplement rétorqué Jérôme, 35 ans, père de trois enfants. « Je vis de ce métier depuis six ans. Plutôt que d’aller mendier ou voler, je préfère travailler. Ce n’est pas facile mais au moins je peux subvenir aux besoins primaires de ma famille s». A-t-il renchéri.

En attendant les bulldozers des 5 chantiers pour déblayer les rues de la ville et la partie de la piste d’atterrissage de l’aéroport de Goma couverte de larve, la population se contente pour l’instant des services des Bula matari. Durant le sommeil du Nyiragongo, ses employés œuvrent sans relâche et tirent profit de l’absence d’une intervention des autorités compétentes pour couvrir les traces de la dernière éruption, 7 ans après la tragédie.

vendredi 1 mai 2009

Des enfants démobilisés... ensuite recrutés de force!

La plupart de ces enfants étaient issus du CNDP et du Pareco. Ils avaient été séparés de ces groupes au mois de février dernier lors des opérations d’intégration intégrée. Deux mois plus tard, certains d’entre eux ont à nouveau été recrutés par leurs anciens commandants, selon des témoins qui l’ont déclaré à une délégation de la Monuc.
« Nos enfants qui étaient démobilisés et à qui des documents attestant leur démobilisation ont même été remis ont encore été pris de force dans l’armée. Ils exhibaient leurs documents, mais leurs anciens commandants les déchiraient avant de les amener de force », a témoigné un parent. Ceux qui ne le sont pas encore, d’après les mêmes sources, vivent au quotidien dans une situation de panique et d’inquiétude. C’est le cas de trois de ces enfants qui sont toujours séparés de leurs familles depuis leur démobilisation en février.
D’après leur propre témoignage, ces enfants seraient indésirables même pour leurs parents respectifs qui redoutent des représailles de leurs anciens commandants. D’autres encore ont du mal à s’intégrer dans la vie civile du fait qu’ils n’ont pas de documents attestant leur démobilisation. Mais le commandant FARDC opérant sur l’axe Ufamandu affirme de son côté n’avoir pas encore reçu un rapport sur une menace qui pèserait sur les enfants démobilisés. Il promet néanmoins des investigations à ce sujet.

jeudi 30 avril 2009

Traque FDLR, dans le Sud-Kivu, la terreur!


Kimya II, préoccupe Bukavu et le Sud Kivu

Bukavu : ce jeudi 30 avril 2009 - La province du sud Kivu s’apprête a vivre l’une de ses périodes les plus difficiles avec le début de l’opération KIMYA II, opération destinée à traquer les éléments FDLR installés dans cette partie de la RDC.

C’est depuis maintenant plusieurs semaines que la population du Sud-Kivu assiste au déploiement massif des militaires provenant en grande partie de la province voisine du nord Kivu. Selon nos sources, il y aurait déjà trois brigades juste dans le rayon MITI – CIVANGA – KAVUMU, soit environs 12milles hommes armés prêts à s’engager sur le front pour démanteler les rebelles hutu Rwandais.

Selon le ministre congolais de la défense nationale, Ch. MWANDO SIMBA cette opération pourrait être déclenchée dans une dizaine de jours et des mesures adéquates ont été prises pour épargner les civils de toutes les conséquences néfastes de cette opération.
De leur coté les rebelles Hutu Rwandais se disent aussi prêts à se battre jusqu’au dernier souffle pour se défendre et menacent clairement les populations locales de représailles à la suite de cette opération.

Depuis qu’il y a ce déploiement massif, les signes d’une grande crise et d’une violence de rare intensité se manifestent un peu partout dans la province ; c’est notamment des cas d’assassinat dans la ville de Bukavu et à l’intérieur de la province. Dans la ville, dans trois mois l’on dénombre plusieurs cas d’assassinats dont cinq militaires et un policier ont été abattu dans la commune d’Ibanda au quartier NGUBA, le dernier cas en date est celui d’un adjudant chef abattu dans la nuit de ce mardi au mercredi 29 avril ; un avocat prêts la cour d’appel de Bukavu et assistant d’université a aussi été froidement abattu chez lui dans sa maison sur Avenue KIBOMBO en commune d’IBANDA toujours.
A l’intérieur de la province les FDLR et les militaires de l’armée loyale font aussi parler d’eux par des assassinats et autres violations manifestes des droits de la personne humaine ; dans le territoire de SHABUNDA par exemple, ces inciviques encerclent plusieurs villages et localités dans le groupement de BAMUGUBA SUD, de WAKABANGO I et II et dans celui de BAKISI. Ils se disent prêts à se battre jusqu’au dernier goûte de sang.
A CIVANGA dans le territoire de KABARE ces militaires qui se disent des FARDC se rendent champion en violation des droits de l’homme ; des assassinats sommaires en terme de règlement des comptes, des vols, viols et autres exactions sont devenus monnaie courante dans cette partie de la province. Et lorsque l’on interpelle l’autorité provinciale celle-ci se contente de dire que dans une famille il ne manque jamais des récalcitrants… quelle honte…

L’on signale aussi un mouvement d’un déplacement massif de ces rebelles Hutu Rwandais qui quittent certaines zones du nord Kivu pour venir renforcer leurs frères et amis au Sud-Kivu, une source proche du HCR nous renseigne que des centaines voire des milliers de Hutus se dirigent du territoire de WALIKALE vers SHABUNDA et KALEHE.

La population constate impuissant ce déploiement massif des militaires des FARDC, en grande partie issus du CNDP et se pose plusieurs questions notamment sur l’organisation et l’encadrement de ces éléments armés. Ces militaires tous venus du CNDP et avec tout ce qu’on sait de ce groupe armé montée de toutes pièces par le Rwanda et appuyé tant en armes qu’en hommes de troupe par ce pays suscitent plusieurs commentaires dans les rues et villages de la province du Sud-Kivu. Sont-ils réellement des militaires de FARDC ? Ne sont ils pas des militaires de l’armée ruandaise qu’on présente comme combattants du CNDP ? Plus de 15 brigades ont été brassés depuis le début de la transition en RDC, pourquoi ne pas recourir à ces brigades brassées pour mener cette opération ?

Pour la majeure partie de la population Sud-Kivu tienne il y a plusieurs zones d’ombre dans toutes ces histoires en commençant par les accords entre le président KABILA représenté par son missi domini, le général John NUMBI, commandant de la Police Nationale et investi depuis un temps par on ne sait quelle loi comme ambassadeur omnipotent et plénipotentiaire de la RDC jusqu’à commencer à signer des accords et conventions avec des Etats tiers à l’insu de toutes les institutions compétentes en la matière.
Les accords entre KABILA et KAGAME sont et demeurent jusque là inconnus. Pourquoi ne pas les mettre au grand jour ? Pourquoi ne pas associer des institutions habilitées dans ces accords ? Quel est le contenu exact de ces accords ? Pourquoi la famille politique du président de la république et son gouvernement parallèle s’en prennent ils à quiconque ose dénoncer ces accords ou qui cherche à connaître le contenu exact de ces accords ? Ces opérations sont elles opportunes et adéquates pour mettre fin une fois pour toute à la souffrance du peuple Sud-Kivu tien orchestré par ces élément armés depuis plus d’une décennie maintenant ?
Telles sont les principales préoccupations exprimées par la population Sud-Kivu tienne.

Dans l’un de ses discours à la Nation le président KABILA avait déclaré que la réalité est en train d’attraper les rêves…de quel rêve et réalité s’agit-il ?
La situation actuelle de l’est de la RDC est loin d’être résolu et ce n’est nullement pas par les armes qu’on mettra fin à cette épineuse question de la présence des rebelles ruandais et ougandais sur notre sol. Il suffit d’avoir un regard rétrospectif sur ce qui s’est passé et continuer de se passer au nord Kivu et en province orientale pour s’en rendre compte. Ces échecs patents ne suffisent ils pas pour qu’on envisage d’autres voies de sortie de crise ?
Bien sur il est évident et impérieux de se débarrasser de ces groupes armés nationaux et étrangers, mais ce n’est nullement par la voie des armes qu’on pourrait y arriver.
Il ne sert à rien de mentir la population congolaise, la RDC à elle seule ne pourra jamais et alors jamais régler ce dossier et même avec l’appui des militaires ruandais rien ne sera réglé, ces derniers ont été maître de l’est du Congo durant plusieurs années lors de la rébellion de l’AFDL et du RCD et ne sont jamais parvenu à anéantir les rebelles hutus ruandais. Ce n’est donc pas aujourd’hui qu’ils pourront le faire.
La solution à cette présence se trouve ailleurs et pas dans des opérations militaires, si non l’on passera KIMYA I, II, III, jusqu’à KIMYA 1000 sans aucun résultat concret pour le bien de la population. En tout cela, seule la population qui est victime. Bien entendu, on ne fait pas des omelettes sans casser d’œufs, mais on en a trop cassé et ne voudrait plus en casser d’autres. Ces hommes et femmes, enfants, jeunes et vieux de SHABUNDA, de MWENGA, de KABARE et WALUNGU ont longtemps souffert et en ont suffisamment marre. Cette nouvelle mascarade, la fameuse opération KIMYA II ne vient qu’alourdir leurs peines et souffrances.

Pour la population ces opérations ont certainement d’autres visées que celles d’anéantir les rebelles Hutus. Ces derniers savent très bien qu’aussi longtemps qu’il n’y aura pas des conditions politiques et sécuritaires pour leur retour dans leur pays, ils n’auront qu’un seul moyen, celui de se battre et de résister énergiquement à toute opération armée tendant à les détruire.
Le gouvernement congolais est conscient de cette évidence mais préfère faire semblant et semblent ignorer cette réalité plus qu’évidente et opte pour le massacre de leurs compatriotes congolais pris en otage par ces hors la loi.

La population Sud-Kivu tienne en a marre et veut qu’on trouve d’autres moyens pour faire rentrer dans leur pays ces rebelles Hutus et ne voudrait enterrer d’autres morts ni garder des enfants issus des viols perpétrés par ces éléments, des enfants jugés indésirables dans la société.

vendredi 24 avril 2009

Le parc national de Kahuzi-Byega, au Sud-Kivu doit être protégé!!!

Pour traquer les braconniers et les fraudeurs du parc de Kahuzi-Biega, au Sud-Kivu, en RDC, les communautés riveraines s'avèrent, depuis deux ans, plus efficaces que les policiers. Convaincre du bien fondé de la préservation vaut mieux que réprimer.

Neuf heures du matin dans le groupement de Miti, territoire de Kabare, au Sud-Kivu. La pluie tombe drue. Justin Bisimwa et ses deux fils tiennent par la ceinture un présumé vendeur de bambous. "Nous venons de l’appréhender avec des fagots de bambou du parc au moment où il voulait les vendre", expliquent-ils aux gardes du parc national de Kahuzi-Biega, en faction à l'entrée. Alertés par les cris, une dizaine de paysans accourent. Ce sont les membres d’une structure paysanne dénommée Comité de conservation communautaire. Ils sollicitent des gardes l’autorisation de résoudre eux-mêmes le problème. "Nous allons revenir vous rendre compte", affirme l’un deux. Les gardes acceptent facilement. Ils savent qu’un braconnier attrapé est soumis à des travaux communautaires par les CCC et n'est remis à la justice que s'il refuse de les faire. Depuis deux ans, ce sont, en effet, les riverains du parc qui protègent certaines espèces animales rares comme les gorilles de montagne et les singes de cette forêt classée patrimoine mondial de l'Unesco.
Pendant les guerres au Sud-Kivu, la population locale avait intensifié le piégeage des animaux pour se nourrir, massacrant éléphants et gorilles. Les bambous du parc servent eux à la construction des clôtures dans les villages et dans la ville de Bukavu.Gardes et communautés collaborentLes CCC, qui ont compris la nécessité de conserver la nature, collaborent aujourd'hui activement avec les gardes. Leurs membres expliquent aux gens le bien-fondé de la préservation des richesses du parc. Pour les en convaincre, ils rappellent, par exemple, que pour voir un gorille un étranger paie 300 $ et un Congolais 150 $, et aussi que l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) apporte un appui financier et matériel à ceux qui acceptent de protéger la faune et la flore du parc. Ceux qui comprennent où est leur intérêt remettent le matériel de braconnage : fusils de chasse, filets, les collets métalliques, etc.Les comités dénoncent les braconniers et ceux qui coupent les bambous. L’une des sensibilisatrices, Sifa Mauwa, se déclare satisfaite. "Nous barrons tout passage des bambous et des animaux du parc qu’on veut aller vendre dans la ville de Bukavu", affirme-t-elle. Les CCC, créés avec l’accord du PNKB, sont présents dans 11 groupements riverains du parc national de Kahuzi-Biega.En contrepartie, les responsables du parc ont réalisé des microprojets sur la base des demandes présentées par chaque CCC : réhabilitation ou construction d'infrastructures sociales telles que les écoles, les routes, les ponts dans chaque groupement. Dans le groupement de Miti, les élèves de l’école primaire Kajeje et Rwabika étudient depuis 2009 dans de bonnes conditions grâce à ces réalisations. Les parents s’en réjouissent. "C’est dans le cadre de la bonne collaboration entre la population et le parc que nos enfants étudient", affirme l'un d'eux. Mieux que la policeLe chargé de communication du parc, Anselme Matabaro, rappelle que depuis la création du parc national en 1970, seule l'approche policière était utilisée contre les braconniers comme dans d’autres sites de la RD Congo. Cela provoquait régulièrement des conflits entre les agents du parc et les riverains qui n'y comprenaient rien. "Nous avons vécu des scènes de bagarre entre nos gardes et la population qui cherchait à faire relâcher de force les braconniers appréhendés. Aujourd’hui, ce genre de scène n’existe plus", témoigne-t-il.Ainsi à Bukavu même, garder chez soi un perroquet ou un petit singe c'est courir le risque d'être appréhendé par la police. Les gens eux-mêmes dénoncent ceux qui en possèdent alors qu’on élevait ces animaux ouvertement il y a deux ans. Une trentaine de babouins et de petits singes, retirés des mains des braconniers, sont hébergés au Centre de recherche en sciences naturelles de Lwiro, à 35 km de la ville de Bukavu. Ils y sont gardés avec l’appui de la COOPERA, une organisation espagnole.
Des visites régulières sont organisées par le parc pour convaincre ceux qui détiennent encore des animaux de les rendre afin qu’ils soient remis dans leur milieu naturel.Ces comités de conservation communautaire sont efficaces : tous en conviennent. Mais ils du mal à s'autofinancer et à développer les activités agricoles et commerciales dont ils vivent sans l'appui de l'ICCN. Les gens ont tendance à estimer que c'est à l'institut d'appuyer leur plan de conservation et de développement, ce qui crée une sorte d’attentisme. Par ailleurs, en l'absence de loi consacrant la gestion participative des aires protégées en RDC, ces comités n'ont pas encore de statut juridique légal. C'est un obstacle pour l’avenir de ces structures, car si l'on doit, par exemple, rétrocéder une partie des recettes du parc aux populations locales, il est indispensable que la loi reconnaisse la cogestion.